LE RECUEIL "BISONJI BIA BAKAJI" PORTÉ SUR LES FONTS BAPTISMAUX

L’ouvrage du professeur André Yoka Lye intitulé "Bisonji bia bakaji " (les larmes des femmes ") a été porté sur les fonts baptismaux par Mme Yolande Elebe, hier mardi 13 mars, au Centre Wallonie-Bruxelles. Ce livre est un recueil de 16 nouvelles, paru aux éditions Pangolin, qui sont à la fois réalité et fiction, fiction et réalité. Ce sont des portraits et des récits de vie, au quotidien, des personnages généralement "secondaires", "figurants", dans le tourbillon et le kaléidoscope des villes. Pour le critique d’art, Alex Yoka l’œuvre "Bisonji bia bakaji " est irriguée dans des filières tragiques, magiques, absurdes, étayée dans l’intention noire. Yoka Lye Mudaba ne se reconnaît qu’un seul maître, Kinshasa, qu’il définit comme lieu auxiliant, victime par excellence de la crise. Il est déçu des larmes qui, en découlent ainsi que des rapports et des langues xénophobies émanant de catégories sociales pleurnicheries et anomiques. "Larmes des femmes" offre l’échantillon des modèles du genre Nouvelle, genre peu défini entre le conte et le titre tragédie, mais toujours avec un sens tragique aigu, souple, malléable, avec une intrigue ramassée. La nouvelle, par contre, est susceptible de rebondissement et de coup de théâtre surprenant. HOMMAGE DE L’EDITEUR Editeur de "Bisonji bia bakaji", Prince Djungu, a, au nom des éditions Pangolin, remercié le professeur Yoka de la confiance qu’il ne cesse de témoigner à l’endroit de cette maison d’édition, en répondant toujours présent à tous les projets éditoriaux de Pangolin. "Yoka Lye Mudaba c’est l’un des orfèvres de la nouvelle en RDC. Il est venu au monde avec une plume dans ses tripes. Et quelle plume ? (…) Tantôt dans le Son de kadogo, tantôt dans Larmes-Les Bisonji de cette femme qui voit toute sa vie s’écrouler et ses espoirs de survie emportés dans cette cabane qu’une pluie cannibale emporte quelque part dans la périphérie de Kinshasa" a déclaré, l’éditeur. "La plume de Yoka, interroge, interpelle et fouille dans les décombres de nos misères et les turpitudes de nos quotidiens, renchérit-il. Mais, elle (la plume de Yoka : ndlr) s’invite aussi dans l’exaltation de nos humours, dans l’épuisement de nos rêves. Bisonji bia bakaji, peu importe comme vous le prononcez, que vous soyez en humeur, en colère ou en effusion, faisons en sorte que les larmes des femmes ne se transforment en armes ou en fleuve impétueux, qui emporte tout dans son passage ". La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres national et provincial de la Culture et des Arts. Plusieurs artistes musiciens, plasticiens, écrivains et autres ont aussi marqué de leur présence cette cérémonie. Fyfy Solange TANGAMU pour FORUM DES AS 


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